Il y a des choses qu'on n'apprend pas dans les livres. Le burnout en fait partie.
Je m'appelle Odile, j'ai travaillé plus de dix ans dans l’administration et les ressources humaines. J'ai géré des services du personnel, des recrutements, des paies, des retours en temps partiel médical. J'ai accompagné des dizaines de collaborateurs dans leurs parcours professionnels. Et puis un jour, c'est moi qui suis tombée.
Deux fois.
Aujourd'hui, je ne raconte pas cette histoire pour me victimiser. Je la raconte parce qu'elle m'a transformée — et parce qu'elle me permet d'accompagner autrement ceux qui traversent la même épreuve.
Le profil à risque : quand donner le meilleur de soi devient dangereux
Je fais (ou je faisais) partie de ces personnes qui ont toujours l'impression de ne jamais faire assez. De ne jamais être assez. De courir après une perfection qui n'existe pas.
À 23 ans, je combinais études en cours du soir et travail à temps plein. J'étais jeune, dynamique, motivée. Je m'investissais corps et âme dans chaque mission. Et j'avais ce petit plus qui justifiait tout : je travaillais dans le service public. Je ne travaillais pas pour un capital, mais pour les gens, pour le bien commun.
Ce que je ne savais pas, c'est que ce profil hyper-investi est paradoxalement le plus exposé au burnout. En RH, on l'appelle parfois le « syndrome du bon élève ». Ces personnes qui ne savent pas dire non, qui portent tout sur leurs épaules, qui confondent leur valeur personnelle avec leur productivité.
La première chute : quand le COVID a fait exploser les limites
J'avais changé de commune, repris un service RH à l'abandon. J'avais tout reconstruit : les dossiers, les procédures, les suivis. J'étais fière de mon travail.
Et puis le COVID est arrivé.
Du jour au lendemain, il a fallu organiser le télétravail dans une administration où le présentiel était sacré. Des plannings à gérer, des protocoles à inventer, des heures jusqu'à 21h ou 22h. Le confinement me pesait personnellement. Je me vidais de mon énergie sans m'en rendre compte. J'avais l'impression que rien n'était jamais suffisant, que je n'étais pas assez efficace.
Un jour, j'ai craqué. Pas de la meilleure façon qui soit. J'ai exprimé ma colère sur les réseaux sociaux. Résultat : licenciement pour faute grave.
Ce que je ne savais pas encore ? J'étais en plein burnout. Et je ne m'en rendais même pas compte.
La rechute : quand l'histoire se répète
Quatre mois plus tard, j'ai repris. Nouveau job, puis retour en RH. Sur le papier, tout semblait bien : une équipe, une coordinatrice, une collègue au payroll.
En réalité ? Moi, seule dans un bureau. Ma responsable licenciée du jour au lendemain en janvier 2024. Une charge de travail qui explose. Plus de pause, plus de temps de midi, parfois même pas le temps d'aller aux toilettes de toute la journée. Des heures supplémentaires systématiques. L'impossibilité d'aller chercher mon fils.
Mon mari, ma famille, mes amis me suppliaient d'aller voir le médecin. Je ne dormais plus. J'avais des absences au volant. Je devenais un zombie.
Je suis tombée. Trois semaines de certificat médical. Et leur réponse ? Licenciement pour « réorganisation du service ». Pas un message pour savoir comment j'allais. Ni de la direction. Ni de ma collègue. Rien.
C'est ça aussi, le burnout. La violence du silence.
Les signaux que j'aurais dû voir — et que vous devez connaître
Avec le recul, les signaux étaient là. Tous. Je ne voulais simplement pas les voir.
Les signaux physiques : fatigue chronique qui ne passe pas avec le repos, troubles du sommeil, oubli de manger ou de boire, maux de tête ou de dos inexpliqués, absences et déconnexions.
Les signaux émotionnels : irritabilité permanente, anxiété diffuse, sentiment d'échec constant, l'impression que rien n'est jamais assez, cynisme qui s'installe, larmes qui montent sans raison.
Les signaux comportementaux : isolement progressif, heures supplémentaires systématiques, incapacité à décrocher, négligence de sa vie personnelle et de ses proches, perte d'intérêt pour ce qu'on aimait.
Le piège le plus traître ? Quand on aime ce qu'on fait. Parce qu'on ne voit pas venir le mur. On fonce dedans en pensant qu'on est invincible.
Pourquoi je peux vous accompagner aujourd'hui
Je suis tombée deux fois. Et je me suis relevée deux fois.
Cette expérience, combinée à plus de dix ans d'expertise professionnelle et RH, m'a donné quelque chose que peu de consultants possèdent : la compréhension de l'intérieur. Je sais ce que c'est de ne plus arriver. Je sais ce que c'est de ne pas voir les signaux. Je sais ce que c'est d'être face à un employeur qui ne comprend pas — ou qui ne veut pas comprendre.
Mais je connais aussi l'autre côté. Les contraintes des entreprises. Les budgets serrés. La difficulté de détecter un collaborateur en souffrance quand il continue à performer. Les enjeux organisationnels d'une absence longue durée.
C'est cette double casquette qui fait la différence.
Pour les travailleurs : un accompagnement humain et concret
Si vous êtes en burnout ou que vous sentez que vous approchez du point de rupture, je peux vous accompagner à travers un coaching personnalisé qui vous aide à :
→ Comprendre ce qui vous a amené là (sans culpabilité)
→ Identifier vos schémas de fonctionnement à risque
→ Reconstruire une relation saine au travail
→ Préparer un retour au travail serein (chez votre employeur actuel ou ailleurs)
→ Poser vos limites sans culpabiliser
Je ne suis pas médecin, je ne suis pas psychologue. Mais je suis quelqu'un qui a traversé la même tempête que vous — et qui peut vous aider à retrouver la terre ferme avec un regard RH et humain.
Pour les employeurs : accompagner plutôt que subir
Soyons clairs : le burnout vous coûte cher. En Belgique, l'absentéisme lié aux troubles psychologiques représente plus de 35% des absences de longue durée. Un collaborateur en burnout, c'est en moyenne 6 à 9 mois d'absence — sans compter le temps de recrutement, de formation du remplaçant, la perte de connaissances, et l'impact sur les équipes restantes.
Mais au-delà des chiffres, il y a l'humain. Et c'est là que je peux vous aider.
Je vous accompagne pour :
→ Détecter les signaux précurseurs chez vos collaborateurs à risque
→ Mettre en place des actions préventives concrètes et réalistes
→ Accompagner le retour au travail d'un collaborateur après un burnout
→ Former vos managers à une gestion humaine de ces situations
→ Repenser l'organisation du travail pour réduire les facteurs de risque
Mon approche n'est pas moralisatrice. Je connais vos contraintes. Mais je sais aussi qu'il existe des solutions concrètes, à votre portée, pour faire autrement.
Focus : accompagner le retour au travail après un burnout
Le retour au travail après un burnout est une étape délicate — pour le collaborateur comme pour l'entreprise. Mal préparé, il peut mener à une rechute. Bien accompagné, il peut devenir une opportunité de reconstruction durable.
Je propose un accompagnement tripartite qui implique le collaborateur, l'employeur et parfois le médecin du travail, pour :
→ Évaluer les conditions de reprise (temps partiel médical, aménagements)
→ Identifier ce qui doit changer dans l'organisation ou le poste
→ Créer un plan de reprise progressif et réaliste
→ Assurer un suivi régulier pour prévenir la rechute
Vous n'êtes pas un kleenex
C'est la phrase qui me revient souvent. Parce que c'est ce que j'ai ressenti, deux fois. Et parce que c'est ce que beaucoup de personnes ressentent sans oser le dire.
Votre valeur n'est pas votre productivité. Vous méritez d'être accompagné avec humanité — que vous soyez en train de tomber, en train de vous relever, ou en train de chercher comment faire autrement.
Et si vous êtes employeur, vous avez le pouvoir de faire différemment. De ne pas reproduire ce que j'ai vécu. De transformer vos pratiques en force.
Dans les deux cas, je suis là.
Vous vous reconnaissez dans ce témoignage ? Vous souhaitez en parler ?
Contactez-moi pour un premier échange sans engagement. Que vous soyez travailleur en difficulté ou employeur cherchant des solutions, nous trouverons ensemble le chemin qui vous convient.
→ Prise de contact par mail contact@hyphenrh.com
Écrit par
Admin Hyphen
Cabinet de consultance RH spécialisé dans le recrutement, le coaching et l'accompagnement professionnel en Belgique. Notre approche centrée sur l'humain fait la différence.


